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PORTUGAL LUSO :: INFOS :: LES HOMMES ET FEMMES CÉLÈBRES DU PORTUGAL

Les hommes et femmes célèbres du Portugal
Chacun ou chacune à leur manière auront marqué le Portugal ou même le monde. Nous commencerons par un religieux :
Saint Antoine de Padoue
Il est né à Lisbonne en 1195 et mourra à Arcella en Italie) le 13/06/1231
C’est un saint catholique français célèbre. On le surnomme également "le thaumaturge" et on l’invoque souvent pour retrouver les objets perdus.
Le titre de thaumaturge est donné à celui qui guérit de façon miraculeuse. Leurs guérisons sont toujours attribuées à Dieu : Dans la religion catholique, le saint n'a pas de pouvoir magique, c’est Dieu qui lui accorde ce don ; en guérissant, il ne fait qu’accomplir la volonté Divine. En Europe, de nombreuses traditions locales parlent de saints réputés pour les guérisons qu'ils apportent. Leur popularité a étaie telle que des chapelles leur ont été érigées, ou bien ils sont représentés sous forme de statues ou encore mis en scène dans des tableaux. Bien que généralement issus de la tradition orale, l'Église catholique en reconnait officiellement un certain nombre.

Il fait ses études chez les chanoines de saint Augustin à Saint-Vincent da Fora. En 1220, les dépouilles de franciscains morts en martyrs sont ramenées au Portugal. Il restera très marqué par le témoignage de ces vies. Il prononce alors ses vœux chez franciscains et prend le nom de "frère Antoine".
Il part en mission au Maroc où il prêche la bonne parole. C’est une maladie tropicale qui le force à rentrer. Sur le bateau du retour une tempête l’oblige à débarquer sur les côtes de Sicile où Il rejoint alors les frères franciscains de Messine. Il commence alors une vie d'ermite et de reclus.

Ses talents d'orateur sont remarqués lorsqu’il doit remplacer le prédicateur. Il est alors envoyé en France et en Italie du Nord pour prêcher. L’enthousiasme qu’Il provoque entraine un grand mouvement de conversions partout où il séjourne.
En 1227, il rentre en Italie, épuisé par ses années d'oratoire. Il meurt le 13 juin 1231. Il est canonisé le 30 mai 1232, par le pape Grégoire IX.

C’est au XVe siècle qu’il devient connu et ce surtout au Portugal. Les explorateurs en parlent et il devient le saint patron des marins, des naufragés et des prisonniers. Au XVIIe siècle, on l’invoque également pour les objets perdus ou volés.
La représentation la plus fréquente de Saint Antoine de Padoue est avec un livre, des poissons, l'Enfant Jésus ou un lys.

De nombreux miracles lui sont attribués, c'est pourquoi il est aussi appelé "le saint des miracles".
Bien entendu les plus connus sont les navigateurs Vasco de Gama et Magellan.
Vasco de Gama
Il est né à Sines en 1469 et mort à Cochin (Inde) le 24/12/1524.
C’est la rivalité entre l’Espagne et le Portugal qui lui permettra ses découvertes. Christophe Colomb découvre l’Amérique pour le compte de l'Espagne et le Roi du Portugal charge donc Vasco de Gama d'ouvrir la route de l'Inde.
1497, 8 juillet : Départ de l'expédition de Vasco de Gama
Le navigateur embarque alors le 9 juillet 1497, à la tête de trois navires et des 200 hommes d'équipage. L'expédition maritime est commandée par le roi du Portugal, Manuel et elle quitte le Tage avec la bénédiction du clergé. Son choix est de faire route vers les Indes par l'Ouest.
1497, 22 novembre : Vasco de Gama atteint le Cap
Quatre mois plus tard, en novembre, il arrive au Cap de Bonne Espérance, que l’on appelle également "Cap des tempêtes" à cause des conditions climatiques extrêmes qui y règnent. Il n’achèvera de le franchir qu’à la fin du mois de mars. Il ouvre ainsi le passage entre l'Afrique et l'Asie. C’est Bartholomeu Diaz qui fut le premier à le découvrir, et à cause de la difficulté qu'il rencontre à le franchir c’est lui qui le nomme : "Cap des tempêtes". Cette nouvelle expédition mandatée par le roi du Portugal Manuel la Fortuné, les trois navires de Vasco de Gama réussissent à ouvrir le "route des épices".
1498, 20 mai : Vasco de Gama arrive en Inde
Un an après son départ, en mai 1498, Vasco de Gama arrive en Inde, à Calicut (Kozhikode aujourd’hui). Il devient ainsi le premier Européen à gagner l'Inde par la mer. Il y établit les bases nécessaires aux liens commerciaux entre l’ Portugal et ce nouveau pays. Après son retour au Portugal, il repart sur cette nouvelle route des épices et crée plusieurs colonies portugaises. Mais l'expansion du Portugal vers les Indes sera limitée à cause du manque d'armateurs et de l'impitoyable concurrence hollandaise.
1524, 24 décembre : Décès de Vasco de Gama
Il est nommé vice-roi des Indes, en 1523, lors de son dernier voyage. Le 24 décembre 1524 meurt à Cochin en Inde. Il aura passé la plus grande partie de sa vie à naviguer, à la recherche de terres inconnues. Un an avant sa mort, Vasco de Gama fut proclamé vice-roi des Indes.
Le Portugal compte un deuxième grand navigateur mais, lui, s’est mis au service de la couronne d’Espagne.
Magellan
Fernand De Magellan est né à Sabrosa en 1480 il meurt dans l’île de Mactan (Philippines) le 27/04/1521. Il est le tout premier à faire le tour du monde en bateau. Il découvre, pour le compte de l’Espagne, le détroit qui porte son nom et ouvre la voie par l’Ouest menant à l’Indonésie.
Il est issu d’une famille de petite noblesse. Après des débuts à la cour du Portugal, il s’oriente ensuite vers les armes. En 1505, il est chargé, en tant qu’officier, de prendre la mer pour l’Inde, probablement dans l’expédition de Francisco Almeida. Il semble que cette première expérience sera le point de départ de sa passion pour la navigation et l’aventure. Il prend part, ensuite, aux expéditions du navigateur portugais Alfonso de Albuquerque, aux Indes orientales.
Il est nommé capitaine en 1510, et participe à d’autres expéditions militaires en Indes et à Malacca. Mais en 1512, il entre en conflit avec l’autorité et doit retourner au Portugal. Mais il est à nouveau envoyé au Maroc dès 1513, au sein de l’expédition du duc de Bragance. Il participe alors à de nombreux conflits ou il sera gravement blessé au genou. Cet incident le marquera à vie. Durant l’expédition, Magellan sera accusé de commerce illégal et perd les faveurs de la cour. C’est pourquoi le roi refuse d’augmenter sa rente pour services rendus au pays.
Magellan ambitionne de découvrir une nouvelle route des Indes mais son projet est rejeté par le roi du fait de sa disgrâce. Il décide alors de se rendre en Espagne.
Il quitte donc un pays qu’il trouve trop ingrat et propose ses services au roi d’Espagne, le futur Charles Quint, en 1517. Il espère pouvoir ainsi réaliser son rêve d’exploration. Le traité de Tordesillas à la fin du XVe siècle lui offre de plus un argument convaincant : le Portugal et l’Espagne se sont partagé leurs futurs territoires outre-mer. Les territoires à l’ouest de l’Atlantique ont été attribués à l’Espagne, tandis que ceux de l’Est sont revenus au Portugal. Et si Magellan découvre une route par l’ouest menant aux îles des épices (Indonésie), l’Espagne pourra revendiquer ces découvertes en toute légitimité.
Cette idée convient au jeune roi, et ce d’autant plus que le commerce des épices est un excellent moyen pour enrichir le pays. En défit des tentatives portugaises, Magellan quitte l’Espagne le 20 septembre 1519, avec cinq navires et un équipage de plusieurs centaines d’hommes à ses ordres.
Il Embarque sur le navire Trinidad, et prend la mer pour rejoindre l’Amérique. Son but : Trouver un moyen de traverser le continent vers l’Ouest. Il fait escale au Brésil et ensuite il explore l’estuaire du río de la Plata, espérant y découvrir un passage vers la mer. En l’absence de succès. Il prend pied au sud de l’Amérique, en Patagonie pour quelques mois. Certains hommes de l’équipage sont exaspérés par l’entêtement de leur capitaine et se mutinent. Magellan réprimera la révolte rapidement.
Il reprend alors la mer et atteint un détroit vers l’océan de l’ouest. Il lui donnera son nom. La traversée de ce détroit s’avère longue et très difficile. Il lui en coutera l’échouage d’un navire et la mutinerie d’un second qui retourne en Espagne. Plus d’un mois plus tard, le 28 novembre 1520, l’expédition finit par arriver dans l’océan. La très grande tranquillité des eaux fera que Magellan le baptise "Pacifique". Il lui faut ensuite trois long mois pour franchir cet océan. L’équipage qui atteint Guam, aux îles Mariannes, est totalement affamé et à bout de force. Magellan préfère toutefois ne pas trop s’attarder dans les lieux et reprend la mer. Le 16 mars 1521, il découvre les Philippines, puis l’île de Cebu, où il fait escale.
Magellan débute alors la conversion au catholicisme des habitants avec douceur. Il y parvient et aide le souverain des lieux à asseoir sa domination sur l’île de Mactan, qui est proche. Magellan se lance donc dans une bataille de laquelle il ne sortira pas vivant.
Après la mort de leur capitaine sur les trois navires de restants de l’expédition deux reprennent la mer, et le troisième est incendié. Les deux arrivent aux Moluques. Cependant seul celui commandé par Elcano parvient à contourner l’Afrique par le Cap de Bonne-Espérance et à regagner l’Espagne le 6 septembre 1522. Il devient ainsi le premier navire de l’Histoire à avoir accompli un tour du monde.
Même si Magellan n’a pas accompli lui-même ce tour du monde en entier, il reste tout de même dans l’histoire comme le seul instigateur de cet exploit. Celui-ci confirme concrètement et irréfutablement que la Terre est belle et bien ronde.
Comment ne pas parler du domaine des arts ou Amalia Rodrigues est devenu la femme qui représente à elle seule l’image du Portugal.
Amalia Rodrigues est née à Lisbonne le 01/07/1920 et meure à Lisbonne le 06/10/1999
Amalia Rodrigues réussit l’exploit d’incarner à elle seule tout un pays et sa culture. Dans le monde entier ses qualités d’actrice et sa voix représentent toute l’âme du Portugal.
Elle est la cinquième d'une famille de neuf enfants et est élevée par sa grand-mère maternelle. Elle deviendra très vite l'héritière du fado portugais. Dès 19 ans elle commence à chanter des textes du compositeur Joaquim José de Lima dans les "maisons de fado" de Lisbonne. C’est en particulier au club Retiro da Severa qu’elle commencera à être connue sous le nom d'Amalia Rebordão. Elle est attirée dès sa jeunesse par cette musique populaire, nostalgique et sensuelle. C’est donc figé, les yeux fermés et l’expression pleine de supplice que la jeune femme interprète ses chants reprenant ainsi la gestuelle d'Alfredo Duarte Marceneiro. Chante dans tous les endroits célèbres pour écouter du fado dans la capitale qu’elle se produit : Au Solar da Alegria, au Café La Gare, au Luso ou au Café Mondego.

De là sa carrière devient internationale et durera une soixantaine d’années. Madrid la découvre en 1942, puis le Brésil deux ans plus tard, elle y enregistre un album. En France elle chante pour la première fois en 1949, chez Carrère, une boîte chic de l’époque. C’est Henri Verneuil et son film les Amants du Tage en 1955 qui la propulse à l’international. A Paris elle se produira sur les plus grandes scènes françaises. En 1956, elle souffle même la vedette aux Compagnons de la Chanson, puis viendront l'ABC et Bobino. C’est d’ailleurs dans cette salle qu’elle interprète, en français "Aïe mourir pour toi" de Charles Aznavour en 1957.
Désormais, Amalia est devenue « Le Portugal », mais la révolution des œillets en 1974 viendra mettre une parenthèse dans sa carrière. Il lui est reproché de servir la dictature de Salazar. Amália Rodrigues se voit reprocher par certains d’avoir participé au Triple F de Salazar (fado, Fátima et futebol) et il faudra qu’elle attende que les intellectuels récupèrent le fado et le reprennent à leur compte pour pouvoir revenir sur le devant de la scène.
Elle y parviendra sans aucune difficulté tant elle incarne l'âme portugaise. En 1985, elle triomphe dans la salle du Coliseu de Lisbonne. Elle est décorée par le président de la République Mario Soares en 1990. Après plus de cent-soixante-dix disques et une douzaine de films, elle fait ses adieux à la scène et s'installe au Portugal. Sa carrière aura duré soixante ans. Elle est même parfois comparée à la Callas.
Elle décède à Lisbonne le 6 octobre 1999, à l’âge de 79 ans. Ses restes ont été transportés au Panthéon National de Lisbonne. Ce sera la première femme, parmi les Portugais célèbres à y entrer. Sa mort a été un choc pour l'ensemble des Portugais.
Dans le monde des arts impossible de ne pas citer Manoël de Oliveira, acteur et réalisateur.
Manoël de Oliveira
Il né le 11 décembre 1908 à Porto dans une riche famille d’industriel, il décède le 2 avril 2015 à Porto.
Manoel de Oliveira nourrit très tôt une passion pour le cinéma. C’est aussi un sportif accompli, il pratique la natation, l’athlétisme et participe également à des courses automobiles.
Mais sa réelle ambition reste toutefois de réaliser des films. Dans les années 1920 et 1930, il obtient des petits rôles dans plusieurs productions, puis il tourne son premier court-métrage en 1931. En milieu du conflit mondial il sort son premier film pour le cinéma, « Aniki Bobo ». Malheureusement pour Oliveira, la dictature de Salazar ne lui permettra pas de concrétiser ses projets.
Il reprend le contrôle de l’entreprise familiale, puis de Oliveira revient à la réalisation en 1963 avec Actes de printemps.
A partir des années 1970, grâce à la chute de Salazar, le cinéaste est enfin en mesure de lancer pleinement sa carrière. Entre 1981 et 2012, il met en scène pas moins de 27 long-métrages, s’entourant des plus grands acteurs (John Malkovich, Catherine Deneuve, Michel Piccoli). En 2008, le Festival de Cannes lui décerne une Palme d’or pour récompenser l’ensemble de sa carrière.
Filmographie de Manoël de Oliveira
2014 : Le Vieillard du Restelo
2012 : Gebo et l'ombre
2010 : L'Étrange affaire Angelica
2009 : Singularités d'une jeune fille blonde
2008 : Christophe Colomb, l'énigme
Le Miroir magique
2006 : Belle toujours
2003 : Un film parlé
2001 : Je rentre à la maison
1998 : Francisca
1987 : Mon cas
1984 : Le Soulier de satin, version cinéma
1975 : Benilde ou a Virgem Mãe
1971 : O passado e o presente
1962 : Actes de printemps
1942 : Aniki Bóbó

Le Portugal a également donné quelques sportifs célèbres et comme il se doit c’est dans le monde du football que nous les trouvons :
Je commencerai par Eusebio. Il né au Mozambique à Lourenço-Marquès le 25/01/1942 et meurt à Lisbonne le 05/01/2014.
Son nom complet est en fait Eusébio Da Silva Ferreira Au moment de sa naissance le Mozambique est une colonie portugaise. Celui que l'on surnomme affectueusement la ""panthère noire"", le ""roi"" ou même ""la perle noire"" est certainement l'un des meilleurs attaquants de l'histoire du football.
Sa carrière débute dans un club local à la fin des années 1950. Il est très vite repéré par les recruteurs du célèbre club portugais SL Benfica. Il quitte donc le Mozambique pour le Portugal en décembre 1960. Son parcours y sera réellement exceptionnel. Avec le Benfica Lisbonne Il remporte 11 titres de champion du Portugal entre 1961 et 1975. En 1965, le titre tant convoité de Ballon d'or est décerné à ce formidable attaquant qui comptabilise tout de même plus de 700 buts en carrière. Il sera également consacré meilleur buteur européen en 1968 et 1973 et recevra le Soulier d'or par deux fois.
Eusébio deviendra l'une des premières stars européennes du football à partir tenter sa chance dans le championnat nord-américain en 1975. Mais des problèmes de genoux mettent un terme à sa carrière de joueur professionnel en 1978.
Il devient alors d'ambassadeur du Benfica Lisbonne dont il a été la star incontestée pendant quinze ans et de la Fédération portugaise de football.
I faut bien évidemment citer José Mourinho. Il né à Setúbal le 26/01/1963
José Mourinho est, lui, un entraîneur de football. Il est surnommé "The Special One" par la presse anglaise, il est caractérisé par son fort tempérament, son franc-parler et son grand sens tactique.
Il assiste très tôt aux séances d'entraînement de son père footballeur puis devenu entraîneur. Il dispute quelques matchs en tant que professionnel. Mais ses limites l'empêcheront de triompher. C'est alors qu'il se tourne vers la gestion des hommes. Il est d’abord soigneur et assistant-entraîneur. Ensuite il devient le traducteur et l'entraîneur adjoint de Bobby Robson au FC Barcelone. Après le limogeage de Robson, Mourinho garde son poste et travaille aux côtés de Louis van Gaal, lequel va fortement l'influencer.
Mourinho devient l'entraîneur du Benfica Lisbonne en 2000. Il fait une saison à l'União Leiria et prend les commandes du FC Porto en 2002. Sa première saison sera prometteuse et son club finit à la troisième place du championnat portugais. L'été suivant, grâce à ses recrutements, il fait du FC Porto la meilleure équipe du Portugal. En 2003, son club remporte le championnat du Portugal, la Coupe du Portugal et la Coupe UEFA.
La saison suivante, il remporte trois nouveaux titres : la Supercoupe du Portugal, la Supercoupe de l'UEFA et la Ligue des champions (face à l'AS Monaco).

Très convoité, Mourinho rejoint le club anglais de Chelsea. Il est alors l'entraîneur le mieux payé au monde. Il a été recruté par le président du club, le Russe Roman Abramovitch, pour remporter la Ligue des champions. Pendant ses trois premières saisons à Chelsea, Mourinho gagne deux championnats d'Angleterre, deux Coupes de la Ligue anglaise, une Coupe d'Angleterre et une FA Community Shield.
En 2008, il signe pour deux ans à l'Inter Milan. Il permettra à son club de réaliser un triplé historique en 2010 en remportant le championnat d'Italie, la Coupe d'Italie et la Ligue des champions.
En mai 2010, il est recruté par le real Madrid en vue d'offrir au club madrilène sa décima (dixième Ligue des champions). Il remporte la Coupe du roi en 2011, le championnat et la Supercoupe d'Espagne en 2012, mais ne parvient pas à remporter la décima. Son passage au real Madrid est marqué par de vives tensions avec plusieurs cadres de l'équipe, notamment avec Iker Casillas qu'il finit par laisser sur le banc. En juin 2013, il retourne à Chelsea.
José Mourinho a reçu de nombreuses distinctions. Il est notamment élu quatre fois meilleur entraîneur de club du monde avec quatre équipes différentes (Porto, Chelsea, Inter, Real Madrid), plusieurs fois meilleur entraîneur de l'année et meilleur entraîneur de la Ligue des champions (2002-2003 et 2003-2004).
Enfin comment ne pas parler de Cristiano Ronaldo. Il est né à Funchal le 05/02/1985.
De son nom complet Cristiano Ronaldo dos Santos Aveiro, Il est plus connu sous le nom de Cristiano Ronaldo. C’est l'un des joueurs de foot les plus doués de sa génération. Couronné tour à tour en 2008 et 2013, celui que les fans ont baptisé CR7 et El Comandante s'est imposé comme l'attaquant n° 1 du club espagnol Real de Madrid qu'il a rejoint en 2009.
Le jeune Cristiano Ronaldo quitte l’île de Madère à l'âge de 12 ans pour rejoindre les bancs du centre de formation du Sporting Portugal. Ses performances exceptionnelles intéressent très vite le club anglais de Manchester United qu’il rejoint en 2003. La saison 2007/2008 ou son club remporte à la fois le championnat d'Angleterre et le trophée de la Ligue des champions révèle son talent au monde entier.
En 2009, le club du Real de Madrid parvient à faire venir le footballeur sur le sol espagnol au prix astronomique 94 millions d'euros versée au club britannique. La transaction financière alors conclue pour le transfert du joueur se classe parmi les plus chères de toute l'histoire du football. Ce pari financier est apparemment réussi puisque Cristiano Ronaldo devient année après année la star du club. Il est également le capitaine de l'équipe nationale portugaise.
C’est un travailleur acharné et un grand compétiteur. Il s'est forgé un physique hors norme qui lui a valu d'être déclaré à plusieurs reprises joueur le plus sexy de l'année. Cette image lui permet de décrocher plusieurs contrats publicitaires d'importance.
Cristiano Ronaldo est l'heureux papa de Cristiano Junior, né en 2010 et est officiellement en couple avec le mannequin russe Irina Shayk depuis mai 2010.

António de Oliveira Salazar
Enfin, il est un personnage célèbre du Portugal plus que controversé. Mais pourtant son nom est connu dans le monde entier et il aura marqué l’histoire du pays : António de Oliveira Salazar. Il conserve dans le pays une image relativement positive. Le 25 mars 2007, un sondage réalisé au Portugal par la BBC et publié par la RTP plaçait Antonio de Oliveira Salazar comme la personnalité la plus importante de l'histoire lusitanienne avec 41 % des voix. Ce sondage a été confirmé depuis par plusieurs autres études similaires mettant même Salazar devant Vasco de Gama.
Il est né le 28 avril 1889 à Vimieiro et décédé le 27 juillet 1970 à Lisbonne. Il a marqué le Portugal par son régime autoritaire de 1932 à 1968 connu sous le nom d'Estado Novo.
Salazar est le quatrième et dernier enfant d'une modeste famille rurale, conservatrice et catholique, originaire de la Beira Alta. Son père, Antonio de Oliveira, est l'intendant d'un domaine terrien. Sa mère, Maria do Resgate, exploite la petite auberge familiale. Il a trois sœurs aînées.
Ses parents veulent orienter leur fils vers le commerce, mais le curé de la paroisse préconise le séminaire religieux de Viseu. Il y entre donc en 1900. Il a alors 11 ans.
En 1905, il termine le cycle préparatoire. Il débute alors les études théologiques. Il termine le cours en 1908 en étant major de sa promotion et reçoit les ordres mineurs. Il part ensuite suivre les cours du Collège Barreiros pendant trois ans. Salazar reste un cas unique parmi les dictateurs du XXème siècle. En effet sa reconnaissance publique découle de son mérite universitaire.
En 1910, son arrivée à l'université de Coimbra coïncide avec la chute définitive de la Monarchie. À cette époque l'université compte moins de 505 étudiants et y étudier revient à accéder à l'élite restreinte des futurs dirigeants du Portugal. Les étudiants se connaissent tous. Ils maintiendront un réseau amical pour le reste de la vie.
Il débute en Lettres mais change très rapidement pour le Droit. Son engagement politique sera rapide également et il adhère au Centro Académico da Democracia Cristã (CADC), un mouvement étudiant qui défend les principes politiques et sociaux du Pape Léon XIII. Le CADC devient l'estrade de ses premières déclarations publiques. Il y rencontre la majeure partie de ses amis de faculté dont le plus intime est Manuel Cerejeira, un prêtre du Minho qui, après Coimbra, atteindra rapidement le sommet de la hiérarchie de l'Église portugaise, devenant, en 1929, cardinal-patriarche de Lisbonne.
Salazar contribue régulièrement au journal de Cerejeira « O Imparcial ». Il signe ses articles du pseudonyme Alves da Silva. Ses premiers articles sont anodins et lourds. Mais en mars 1912, un Salazar plus politique se dévoile dans un article intitulé « Tristezas não Pagam Dívidas ». Un article qui met en perspective les principes de Léon XIII, les idéaux qui animent le CADC et la réalité d'un Portugal gouverné par les républicains.
Le 8 décembre 1912, il prend la parole lors de la session d'ouverture des activités du CADC. Il se concentre sur sa rhétorique favorite qui se concentre successivement sur l'individu, puis la famille, pour finir sur le pays. L'Homme est la base de la Société et les changements sociaux doivent seulement s'accomplir par l'éducation. Mais ces changements ne doivent pas être conduits au détriment des familles, la première et la plus importante source d'éducation de l'individu.
Pour Salazar La famille est « la cellule sociale dont la stabilité et la fermeté sont les conditions essentielles du progrès ». Mais il ne faut pas tomber dans le piège habituel : une vie parasitaire passée à servir l'État, travaillant peu et ne créant rien. Le travail, dit-il, est plus qu'une simple création de richesse mais une école de vertu.
A partir de cette base, Salazar aborde alors le rôle du chrétien dans la politique portugaise. Le Portugal, selon lui, peut être une République, mais n’est pas une démocratie: « Nous, bien entendu mes chers Messieurs, bien que nous nous appelions démocrates-chrétiens, nous ne reconnaissons pas pour autant une démocratie qui ne soit pas fondée sur le Christianisme, car hors du Christianisme, nous ne comprenons pas ce qu'est ou pourrait être la liberté, l'égalité et la fraternité humaine. »
De là, la conclusion devient simple : les catholiques ne doivent pas se limiter à désirer être « tolérés » par la classe politique. C’est aux autres d'apprendre à être tolérants et comprendre que la religion n'est pas l'ennemie du progrès, mais un ingrédient essentiel de moralité, d'ordre et civilisation : « Le christianisme sous sa forme parfaite et complète ne s'oppose pas aux libertés publiques ou aux institutions modernes. Et si entre démocratie et Église, il existe un malentendu très grave, c'est à nous, démocrates-chrétiens, qu'il revient précisément de le réparer. »
En 1914 Il obtient sa licence de droit et devient enseignant à la faculté. Il prépare un doctorat en sciences économiques sur « Le taux de l'Or : sa nature et ses causes (1891-1915) ». Et devient ensuite titulaire de la chaire d'économie politique et de finance de l'université de Coimbra.
En 1919, il s’engage ouvertement contre la république anticléricale de l'époque et il est accusé de participer à un complot royaliste. Ses articles sur la situation financière du Portugal sont remarqués et il et entre véritablement en politique à l'époque du mouvement révolutionnaire du 19 octobre 1921. Il fonde un nouveau parti, le Centre Catholique, qui rassemble républicains et monarchistes. À l'université, il continue de côtoyer Manuel Gonçalves Cerejeira, le futur cardinal-patriarche de Lisbonne. Ses opinions et ses liens avec le mouvement de la Jeunesse catholique lui permettent d'être élu, en 1921, pour un bref mandat de député catholique du Centre académique démocrate-chrétienne (CADC) au Parlement.
L’Influence des idées de Charles Maurras, sont alors importantes et il prône un État fort, tout en préconisant une transformation de l'État « par l'intérieur ». Il devient le leader de son groupe et obtient le soutien de l'Église portugaise, mais aussi de l'Union du commerce et de l'industrie.
Ses prédilections politiques catholiques n'étaient pas dans les bonnes grâces de la Première République portugaise et son ambition politique doit attendre jusqu'en 1926. Cette année-là, l'Armée fait tomber un régime devenu moribond. Elle cherche ensuite à constituer une équipe de spécialistes civils destinée à remettre en état les finances et la vie économique du pays. Salazar tire profit de la situation. En 1928, à l'âge de trente-neuf ans, il devient le « dictateur des finances » et assume le ministère des Finances. Il lui faudra quatre ans pour être nommé président du Conseil des ministres. Il occupera cette « charge » durant les trente-six années suivantes.
En 1926, l’armée met fin au régime parlementaire, Mendes Cabeçadas puis le général Gomes da Costa prennent la tête de l’état portugais. C'est le début de la Deuxième République portugaise. Le Portugal vit alors une crise économique et militaire. Les militaires mettent fin à la république mais ils ne viennent pas à bout de la grave crise que connaît le pays.
En 1928, sur les conseils de Cunha Leal, Mendes Cabeçadas nomme Salazar au poste de ministre des Finances. Il ne lui faudra pas plus de quatre jours pour démissionner, en effet il estime ne pas avoir les moyens d'agir comme il le souhaite et réclame les pleins pouvoirs afin d'assainir la situation financière du pays. Le gouvernement est obligé de demander l'aide de la Société des Nations pour s'en sortir, ce qui touche profondément l'orgueil national. Le nom de Salazar s'impose encore une fois et le 18 avril 1928, Óscar Carmona le nomme à nouveau aux Finances, donne à Salazar le pouvoir d'imposer ses conditions : aucun escudo ne doit être dépensé sans son accord.
Un an après, le redressement financier est spectaculaire. Salazar n'est pas encore chef du gouvernement mais il sait utiliser les crises politiques pour consolider son pouvoir. En 1930, il cumule les portefeuilles et devient ministre des Finances et des Colonies.
Le 25 juin 1932, sera son apogée dans sa course au pouvoir. Salazar est nommé président du Ministère (chef du gouvernement) par le président de la République, le général Óscar Carmona. Il consolidera le régime autoritaire et prend ses distances avec ses anciens soutiens. Il crée un mouvement qui deviendra le parti unique (l'Union nationale). Il instaure une nouvelle Constitution en 1933. Cette nouvelle constitution lui donne les pleins pouvoirs et le contrôle total de l'État. C'est la naissance de l'Estado Novo (l'État nouveau).
En outre, Salazar est reconnu pour son mode de vie simple et ascétique. Contrairement aux dictatures du moment il n'introduit pas de culte de la personnalité. La devise du régime « Dieu, Patrie, et Famille » sera rapidement plus connue sous la dénomination péjorative du « triple F » pour fado, Fátima et football.
L'Estado novo est un régime autoritaire, conservateur, catholique et nationaliste, c’est aussi un régime anti-communiste mais pourtant il ne prétend pas développer la puissance de l'État en un régime fasciste. Dans la doctrine de Salazar, l’État a vocation à protéger et servir d'arbitre à une économie organisée sur le principe du corporatisme.
Les syndicats et la presse indépendante sont interdits ainsi que toute opposition politique, dissidence ou autre institution hostile. Salazar appuie son pouvoir sur le parti unique, l'Union nationale, et favorise l'Église catholique romaine et les corporations pour prendre le contrôle de la société portugaise.
Du point de vue économique, Salazar impose à partir de 1933, un régime corporatiste, dont les encycliques pontificales sont l’inspiration. Le système portugais est très différent de l’italien et laisse une véritable autonomie aux corps de métiers et à l'Église catholique. Ce qui lui vaudra d'être plébiscité en France par l'extrême droite et la partie de la droite tentée par la solution corporatiste. C'est particulièrement net pour les questions agricoles. Bien des aspects de la Révolution nationale du Maréchal Pétain trouveront leur origine dans le salazarisme.
En 1933, il met également en place une police politique. Son rôle est de surveiller la population, de chasser les opposants au régime en métropole et dans les colonies et d'appliquer la censure. la PVDE (Polícia de Vigilância e de Defensa do Estado ou Police de Surveillance et de Défense de l'État), qui devient en 1945 la PIDE (Police Internationale et de Défense de l'État). Elle est formée avec l'appui de la police italienne.
Dans la prison de Caxia, près de Lisbonne, ou celle de Tarrafal, dans les îles du Cap-Vert Des prisonniers politiques sont incarcérés et la torture est pratiquée.La police politique quadrillent le pays, en ayant notamment recours à des indicateurs, les bufos, fondus dans la population.
Durant la guerre d'Espagne, il sera fidèle à ses convictions anti-communistes, et apportera son soutien à Francisco Franco dans sa lutte contre les Républicains. Il ouvre ses ports au transit de matériels d'armement fournis par l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste au profit des nationalistes espagnols, et met à disposition des franquistes des moyens de communication et de propagande. Une Légion portugaise de 12 000 hommes participe également aux combats contre les républicains. L’aide de Salazar, dans les six premiers mois du conflit, se révèle décisive pour la victoire de Franco en 1939.
La personnalité de Salazar tranche pourtant avec celles des autres dictateurs de cette époque. Il mène une vie ascétique et modeste et travaille dans sa petite maison du centre de Lisbonne, qui n ‘est protégée que par deux sentinelles.
Durant la Seconde Guerre mondiale, Il réussit à maintenir une neutralité apparente pour préserver l'alliance avec le Royaume-Uni. Il réussit aussi à stabiliser les finances grâce à une politique monétaire restrictive, qui se fait au prix d'un déficit en denrées alimentaires. Il reste méfiant envers l'Allemagne hitlérienne et aussi envers les puissances de l’Axe. En effet, dans une carte du Lebensraum, prévoit l'annexion du Portugal, du fait notamment de l'intérêt du pays et de ses colonies. Il signe avec Franco un pacte de neutralité dans le conflit c’est ce qui lui permet de persuader Franco de ne pas laisser les troupes allemandes traverser la péninsule ibérique.
Il donnera des instructions explicites à ses ambassadeurs pour qu'ils limitent l'octroi de visas aux personnes prétendant fuir la France, lorsque celle-ci est envahie par l'Allemagne. Pendant l'été 1940, Aristides de Sousa Mendes, consul portugais à Bordeaux, passera outre les consignes de Salazar et concèdera des visas, et sauvera ainsi de nombreux juifs de la Shoah. Même si le nombre de visas délivrés par Sousa Mendes ne peut être estimé avec exactitude, Il n’en reste pas moins que cette contribution sera importante. Plus tard la documentation sur Sousa Mendes a été rendue publique et on peut voir que Sousa Mendes ne fut jamais destitué et a continué à recevoir son salaire de consul jusqu'à sa mort.
Malgré l'éviction de Mendes et une période de flottement qui entraîne l'annulation de quelques centaines de visas et la fermeture de la frontière, dès 1942 les réfugiés entrés illégalement ne sont plus refoulés. En 1943 on décide de rapatrier les Juifs portugais vivant en France. Finalement, entre 40 000 et 100 000 juifs se réfugièrent au Portugal pendant la guerre.
Il reste cependant fidèle à l'alliance traditionnelle du Portugal et de la Grande-Bretagne et il permet en août 1943 aux Alliés d'installer une base militaire aux Açores pour surveiller l'Atlantique et lutter contre les U-Boote.
Mais le 4 mai 1945, lors de l'annonce de la mort d'Hitler, il est l'un des seuls chefs d'État occidentaux à envoyer un télégramme de condoléances à Berlin. Il fait mettre les drapeaux en berne : une demi-journée de deuil national est décrétée. Certes comme pour tout chef d'État entretenant des relations diplomatiques avec le Portugal mais quand même.
Le fort sentiment anti-communiste de Salazar fera que le Portugal intègrera l'OTAN En 1949,
Salazar reste le très fort partisan d’une politique colonialiste et souhaite maintenir l'unité territoriale du « Portugal continental, insulaire et ultra-marin », et ce du Minho au Timor. Même si les nations européennes décolonisent progressivement l'Afrique. La guerre coloniale, durera de 1961 à la Révolution des œillets, en 1974, et coûtera la vie à 8 000 soldats portugais. Cependant, soucieux de faire des colonies de véritables provinces du Portugal, Salazar consacre un budget important au développement économique de celles-ci.
« Orgueilleusement seuls » sera sa pratique politique économique et isolationniste. Elle conduira le Portugal à une époque de récession économique et culturelle.
Les élections présidentielles de 1958 marquent le début d’une crise politique interne. Il introduit quelques réformes plus symboliques qu'efficaces. Il est écarté du pouvoir en 1968, en raison d'un accident vasculaire cérébral. Et est remplacé par un ancien responsable de la jeunesse salazariste, Marcelo Caetano. Mais ayant été nommé « Président du Conseil à vie », personne ne l'informera de son éviction.
Il meurt le 27 juillet 1970. Son successeur, Marcelo Caetano, reste au pouvoir jusqu'en 1974 et sera renversé lors de la Révolution des œillets.

Pour la littérature le Portugal nous offre un très grand poète avec Fernando Pessoa

Ce grand poète portugais du XXe siècle (1888-1935) que certains vont classer parmi les plus grands écrivains de tous les temps, écrivait en anglais ou en portugais. Il n’a quasiment rien signé de son nom à part des articles de presse. Il a également très peu publié de son vivant. C’est peut-être parce qu’en portugais « pessoa » signifie « personne ». Que l’écrivain n’a pratiquement jamais publié sous son nom. Il a utilisé une multitude de pseudonymes qu’il appelait ses « hétéronymes » car chacun correspondait à une personnalité différente.
Fernando Pessoa est né à Lisbonne en 1888. Son père est employé à la secrétairerie d’État meurt en 1893 de la tuberculose. Sa mère se remarie alors avec le Consul du Portugal à Durban. Et Fernando Pessoa s’embarque avec sa famille pour l’Afrique du Sud où il commence à apprendre l’anglais. Il est l’un des meilleurs élèves de la « Durban High School ». Il fréquente ensuite l’université du Cap et commence à écrire en anglais. Il écrira des poèmes dans cette langue jusqu’en 1921.
Pessoa revient définitivement au Portugal et ne voyagera plus jamais. De fait Il ne quittera pratiquement plus Lisbonne. De fait il passe les trente dernières années de sa vie dans un espace assez restreint pour qu’on puisse le parcourir à pied : Entre la place São Carlos, où il est né, et l’hôpital Saint-Louis des Français, où il est mort, il y a à peine un kilomètre. Entre la ville basse (la Baixa), où il travaillait, et le Campo de Ourique, où il a résidé de 1920 à sa mort, il y a environ trois kilomètres. C’est dans cette bande étroite de tissu urbain, le long du fleuve qu’il n’a guère cessé de déambuler, du château São Jorge et de la place du Figuier, à l’est, au port d’Alcantara, à l’ouest. Il y fréquente des cafés : le Martinho da Arcada, le Chiado, ou encore la terrasse de la Brasileira.
L’héritage de sa grand-mère lui permet d’ouvrir un atelier de typographie en 1907. Cela tournera vite à un désastre financier. L’année suivante, il devient « correspondant étranger » au journal Comércio et travaille comme traducteur indépendant pour différentes entreprises d’import-export. Ce travail de traducteur sera sa principale source de revenu jusqu’à sa mort.
En 1915, il crée la revue Orpheu qui marque sa véritable position dans le monde littéraire. Sa liberté de ton choque aussi bien la critique que le public et la revue ne comptera que deux numéros.
En 1917, il publie Ultimatum, inspiré du Manifeste futuriste de l’italien Marinetti
En 1921, Fernando Pessoa lance avec quelques amis la maison d’édition librairie Olisipo qui publiera quelque uns de ses poèmes en anglais.
A partir de 1922, il collabore régulièrement à la revue littéraire Contemporânea puis à la revue Athena.
En 1934, Fernando Pessoa remporte le prix Antero de Quental pour son unique livre publié de son vivant : Message. L’année suivante, il refuse d’assister à la cérémonie de remise des prix qui présidée par Salazar. En octobre 1935, pour protester contre la censure, il décide de ne plus rien publier au Portugal.
Il meurt le 2 décembre, pauvre et méconnu du grand public.
Pessoa, incompris de son vivant, entassait ses manuscrits dans une malle.
C’est seulement en 1968, que l’on commence l’inventaire de la malle où il entreposait ses écrits. On y découvre plus de 27 000 manuscrits signés par soixante-douze auteurs différents. Par le jeu de ses hétéronymes, mystérieux doubles littéraires, Pessoa entendait être toute la littérature portugaise à lui seul.
Pessoa souffre à posteriori d’une réputation d’homme solitaire et triste, voué aux tourments métaphysiques d’une existence placée sous le signe du désespoir. Il est Finalement reconnu comme l'un des grands écrivains portugais, il repose depuis 1985 au fameux monastère des Hiéronymites, sur les bords du Tage, auprès de Vasco de Gama et de Camões.
Il est traduit un peu partout dans le monde, son œuvre est sujet de nombreuses thèses universitaires.

Impossible de parler de poésie portugaise sans évoquer Luis de Camões. Il occupe chez les Portugais une place à part, c’est le prince des poètes, le classique par excellence. Son œuvre représente à la fois le sommet et la synthèse de cette poésie.
Luis de Vaz de Camões
Il né en 1524 ou 1525 d'une famille noble, mais pauvre, et meurt en 1580. Son père était cavaleiro fidalgo. Il s'appelait Simão Vaz de Camões, et sa mère Ana de Sá.
D’après la culture dont il fait preuve, il a dû recevoir éducation classique, s’appuyant sur le latin et la lecture des auteurs anciens. Il connaissait également les Italiens et les Espagnols. Mais son nom n'apparaît pas sur les registres de l'université de Coimbra. Camões a vécu quelque temps à Lisbonne, où il a fréquenté la cour. Il devient ensuite soldat au Maroc. Il i perd l'œil droit dans un combat. En 1550, il s'engage pour aller servir en Inde, mais il ne s'embarque pas.
De retour à Lisbonne, il ne tarda pas à renouer avec la vie de bohème. On lui prête plusieurs amours, non seulement avec des dames de la cour mais selon la légende, avec l’Infante en personne, Da. Maria, sœur du Roi D. Manuel Ier. Il serait tombé en disgrâce, au point d’être exilé à Constáncia. Il n’existe, cependant, pas la moindre preuve attestant de cette histoire. Une autre légende lui attribue une vive passion pour une grande dame, la comtesse de Linhares, D. Violante de Andrade, ce qui l'aurait fait exiler à Santarém. Ce qui est certain c'est que le jour du « Corpo de Deus » (Corps de Dieu) de 1552, il blessa au cours d’un combat un certain Gonçalo Borges. La « lettre de pardon », datée du 7 mars 1553, qui lui est accordée au nom du roi, précise que le prisonnier est « un jeune homme pauvre » et qu'il va « cette année me servir en Inde ». Camões s'embarque sur la flotte de Fernando Alvares Cabral, qui quitte Lisbonne en mars 1553 et arrive à Goa, capitale de l'Inde portugaise, en septembre. L'engagement contracté par Camões allait durer trois ans. Il participe, en novembre 1553, à une campagne dans le Malabar. On sait aussi par un de ses poèmes qu'il prit part à une expédition dans le golfe d'Aden. En 1556, il quitte le service. Alors commence une période de sa vie fort mal connue. Une fois démobilisés, les soldats portugais de l'Inde essayaient sinon de faire fortune, du moins d'amasser un pécule suffisant pour regagner l'Europe.
En 1568 il retourna au Royaume, et fit escale dans l'île de Mozambique, où, deux ans plus tard, le chroniqueur Diogo do Couto, son ami, le rencontra comme il le racontera dans ses Décades (8ème), ajoutant que le poète était « si pauvre qu'il vivait des amis ». Il travaillait alors à la révision de son poème, et dans la composition du « Parnasse de Luis de Camões », avec poésie, philosophie et autres sciences », œuvre volée et jamais retrouvée.
Diogo do Couto lui paya le reste du voyage jusqu'à Lisbonne, où Camões arriva en 1570.

C'est en 1572 qu'il publie Les Lusiades1. Il dédie cette épopée au jeune roi Sébastien Ier qui lui accorde alors une petite pension. Il assiste au départ de l'armée du Portugal, avec en tête son propre roi Sébastien, pour le Maroc. Il avait proposé d'être le chantre de cette guerre africaine mais Diogo Bernardes lui fut préféré.
C'est alors que mourut Luis de Camões, en 1580, peut-être dans une maison de Santana, à Lisbonne, ou bien misérablement dans un hôpital, c'est selon, et avec lui l'âge d'or du Portugal, que son poème épique avait si bien chanté. Il aurait eu selon Almeida Garrett, ces derniers mots : « Avec moi meurt le Portugal. »

Bien entendu la littérature portugaise ne se limite pas à ces deux auteurs. On trouvera ci-dessous une liste des auteurs traduits en français classée par maison d’édition.
Actes Sud :
Fernanda Botelho : Cette nuit j’ai rêvé de Breughel
João de Melo : Des gens heureux parmi les larmes
Anatolia Fernando Pessoa : Dialogues sur la tyrannie.

L’Arbre à Paroles :
Casimiro de Brito : Intensités
Arléa Herberto Helder : Les pas en rond
Miguel Torga : Portugal (essais)
Aubier Miguel Torga : En franchise intérieure (Journal 1933-1977), 1982, 384 pages ; La création du monde, 1985, 580 pages.
Babel Herberto Helder : L’amour en visite

Cent Pages :
António Pedro : À peine un récit

Chandeigne :
Fernando Pessoa : Faust - La mort du prince; Ode Maritime

Christian Bourgois :
António Lobo Antunes : Le retour des caravelles; Explication des Oiseaux; La farce des damnés, Traité des passions de l’âme ; L’ordre naturel des choses; La mort de Carlos Mardel; Manuel des inquisiteurs; Mémoire d’éléphant; Connaissance de l’enfer; La splendeur du Portugal; Exhortation aux crocodiles
Fernando Pessoa : Tome 1. Cancioneiro ; T. 2. Poèmes ésotériques. Message. Le marin ; T. 3. Le livre de l’intranquilité (tome 1); T. 4. Poésies complètes d’Álvaro de Campos ; T. 5. Poèmes païens. Poésies complètes d’Alberto Caeiro & de Ricardo Reis ; T.6. Faust ; T. 7. Le chemin du serpent (essais et pensées) ; T. 8. Le violon enchanté (écrits anglais en vers et en prose) ; T. 9. Le livre de l’intranquilité (tome 2) ; L’Heure du diable; Le marin
Climats Fernando Campos: L’homme à la machine à écrire
Corti Branquinho da Fonseca : Le Baron, nouvelles
Carlos de Oliveira : Une abeille sous la pluie; Petits bourgeois

La Différence :
Eugénio de Andrade : Autre nom de la Terre ; Versants du regard et autres poèmes en prose; Le Sel de la Langue
Fernando Namora : Fleuve triste
Fernando Pessoa : Proses parues du vivant de F. Pessoa ; Pessoa en personne (choix de lettres) ; Le banquier anarchiste; Erostratus
Álvaro de Campos : Poésies et proses de Álvaro de Campos
Alberto Caeiro : Poèmes d’Alberto Caeiro
Herberto Helder : La cuiller dans la bouche
José de Almada-Negreiros : La Repasseuse (nouvelle); Nom de Guerre
José Gil : Le cimetière des plaisirs
Maria Judite de Carvalho : Tous ces gens, Mariana; Paysage sans bateau ; Anica au temps jadis ; Les armoires vides ; Le Temps de Grâce ; Chérie ? (nouvelles)
Mário Cláudio : Amadeo ; Guilhermina
Mário de Sá Carneiro: Ciel en feu (nouvelles) ; Prémices (nouvelles)
Sophia de Mello Breyner Andresen : Contes exemplaires : Navigations ; Histoires de la Terre et de la Mer
Urbano Tavares Rodrigues : La vague de chaleur ; Les oiseaux de la nuit ; L’imitation du bonheur
Vasco Graça Moura : Derniers chants d’amour
Vitorino Nemésio : Gros temps sur l’Archipel

Entente :
Alice Machado : Portugal, années 60 : à l’ombre des montagnes oubliées

Équinoxe :
Miguel Torga : Arche

L’Escampette :
Al Berto : La Peur et les signes ; Vie secrète des images; Lumineux noyé
António Nobre : Malheurs d’Anto & autres poèmes (extraits de Só)
Florbela Espanca : Châtelaine de la tristesse
Flammarion :
Raúl Brandão : Humus,
Teolinda Gersão : Le cheval de soleil
Miguel Torga : La création du monde

Gallimard :
António Ramos Rosa : Le cycle du cheval suivi de Accords, (poésie)
Fernando Pessoa : Le gardeur de troupeaux et autres poèmes d’Alberto Caeiro et d’Álvaro de Campos.
José Cardoso Pires : L’invité de Job ; Le dauphin ; Ballade de la plage aux chiens ; Alexandra Alpha ; La république des corbeaux ; Lisbonne
Luísa Costa Gomes : Vie de Ramon, le docteur illuminé
Maria Gabriela Llansol : Un faucon au poing
Mário de Carvalho : Le jeune homme, la forteresse et la mer ; Les sous-lieutenants ; Le fonds des choses
Nuno Júdice : Un chant dans l’épaisseur du temps suivi de Méditation sur des ruines
Vergílio Ferreira : Alegria Breve ; Au nom de la Terre ; Ton Visage

Grasset :
Brigite Paulino-Netto : La mélancolie du géographe
Ferreira de Castro : Forêt Vierge

Lanore :
Alice Machado : La vallée des heros ; La couleur de l’absence

Lettres Vives :
António Ramos Rosa : Le Dieu nu(l) ; Le livre de l’ignorance ; Clameurs
Herberto Helder : Science ultime ; Les sceaux suivi de Autre sceaux

Lusophone :
José Jorge Letria : La tentation du bonheur

Métailié :
António Lobo Antunes : Le cul de Judas ; Fado Alexandrino
Agustina Bessa-Luís : Fanny Owen ; La cour du Nord ; Le confortable désespoir des femmes

Le Passeur :
António Ramos Rosa : À la table du vent

Phebus :
Wanda Ramos : Littoral

Rivages :
Fernando Pessoa : Fragments d’un voyage immobile (choix de citations) ; Lettres à la fiancée

Royaumont :
António Franco Alexandre : Les objets principaux,
Fernando Echevarría : Figures
Fernando Guimarães : Comment labourer la terre
Nuno Júdice : Enumérations d’ombres.
Pedro Tamen : Delphes opus 12 & autres poèmes


Salvy :
José Saramago : Quasi objects (nouvelles)

Seuil :
José Saramago : Le radeau de pierre ; Histoire du siège de Lisbonne ; L’Évangile selon Jésus Christ ; Le Dieu manchot ; L’aveuglement

Stock :
Aquilino Ribeiro : Casa Grande (A casa grande de Romarigães)

Syros :
Ilse Losa : La rose américaine

Le Taillis Pré
António Ramos Rosa : Trois leçons matérielles
Nuno Júdice : La condescendance de l’être
Pedro Tamen : Maître ès sanglots

Le Tout/Tout :
Miguel Torga : À la proue d’un navire de roc (poèmes) ; Rua (nouvelles)

Unes :
António Ramos Rosa : Animal regard ; Le cycle du cheval

William Blake & Co :
Miguel Torga : L’universel c’est le local moins les murs.
Collections de poche
10/18 :
Vergílio Ferreira : Jusqu’à la fin ; Matin perdu ; Pour Toujours
Fernando Pessoa : Lisbonne ; Chronique de la vie qui passe (proses)

Poche :
José Saramago : L’année de la mort de Ricardo Reis, 1993.

Points Seuil :
António Lobo Antunes : Traité des passions de l’âme
José Saramago : Histoire du siège de Lisbonne

Du coté des peintres nous citerons :
Vasco Fernandes (Viseu, 1475 —1542), est plus connu sous le nom de Grão Vasco, (Grand Vasco). Grão Vasco est considéré comme le plus grand peintre portugais des XV et XVI ème siècle. Il naquit probablement à Viseu et exerça son activité artistique au Nord du Portugal. Vasco Fernandes fut deux fois marié, la première fois avec Ana Correia, et la seconde avec Joana Rodrigues, dont il eut plusieurs enfants.
Vasco Fernandes Fut un peintre de transition entre le Manuélin, la peinture flamande et la Renaissance, grâce peut-être à la collaboration de l'humaniste D. Miguel da Silva, qui avec ses connaissances, et l'aide de sa bibliothèque, lui fait découvrir les Italiens.
La majeure partie des œuvres de Vasco Fernandes sont aujourd'hui exposées au musée Grão Vasco, à Viseu, qui comprend des œuvres de sa première et de sa dernière phase artistique.
Pour voir d’autres de ses peintures il faut se rendre à Viseu où Saint Pierre de Vasco Fernandes, peint pour la cathédrale de Viseu, aujourd'hui au musée Grão Vasco dans cette même ville. Ou à Coïmbra pour admirer Pentecôte (1534-35), signée Velasco qui se trouve au Monastère de la Sainte-Croix de Coïmbra.
Au musée de Lamego, on trouve cinq des vingt panneaux du retable de la cathédrale (Sé de Lamego), démonté au xviiie siècle.
Dans l'église de Freixo de Espada à Cinta, de style manuélin, et dans le monastère de Salzedas, on trouve d'autres groupes de peintures de Vasco Fernandes.
Enfin, dans la sacristie du monastère de Santa Cruz (Mosteiro de Santa Cruz) à Coimbra, on peut admirer sa Pentecôte.
On évoque pour la première fois Vasco Fernandes en 1501, quand débutent les travaux du grand retable de la nef de la cathédrale de Viseu. Dans cette entreprise qui dura de 1501 à 1506, Vasco Fernandes travailla avec le peintre flamand Francisco Henriques. Il s'agit d'une œuvre d'atelier, collective, et il est difficile de déterminer avec rigueur le rôle exact de Vasco.
C’est plus tard, entre 1506 et 1511, alors qu’il travaille à Lamego où il Peint le retable de la nef de la cathédrale son rôle est entièrement reconnu. En effet cette fois, il est désigné comme le maître d'œuvre et est secondé par des sculpteurs flamands.
Aux environs de 1530, On le retrouve à Coimbra, où il peint quatre retables pour le monastère de Santa Cruz. Malheureusement seul le magnifique ''Pentecôte'' dans la sacristie du monastère parviendra jusqu’à nos jours. Plus tard il s'installe à nouveau à Viseu, et réalise différents retables, considérées comme ses œuvres les plus importantes, pour la cathédrale et le palais épiscopal de Fontelo, (Paço Episcopal do Fontelo), avec son collaborateur Gaspar Vaz.

Dans le domaine de l’architecture on trouve João Antunes. Il est né à Lisbonne le 30 septembre 1643 et mort à Lisbonne, le 25 novembre 1712. Il est considéré comme l'un des plus importants de la période baroque au Portugal.
Il assure le passage des architectes formés à l'école du palais de Ribeira (Aula dos Paços da Ribeira) dans la tradition des architectes du seizième siècle à ceux de la période post-restauration dont le style est plus austère.
Il a été le disciple du père Francisco Tinoco da Silva, et fréquenté, en 1683, l'école des Paços da Ribeira de Filippo Terzi. On note dans son travail une nette influence italienne qui se remarque par l’emploi de marbre rose.
Il a été Superintendant des Travaux de maçonnerie et de charpenterie, architecte des Ordres militaires (arquitecto das Ordens Militares de Santiago a Espade e São Bento de Avis), en 1697 Il succède alors à Mateus do Couto, qu'il avait remplacé dès 1696 du fait de la maladie de celui-ci. Il est Architecte de la Cour à partir de 1699, des travaux des Paços da Ribeira, après la mort de Francisco Tinoco, et architecte de la Maison de la reine.
Son œuvre principale est l'église de Santa Engrácia, à Lisbonne. Il y a travaillé à partir de 1690, jusqu'à sa mort. Cette église, commencée en 1682 est un bâtiment en croix grecque. Elle possède des façades courbes qui sont particulièrement typiques de l'architecture baroque de Francesco Borromini.
Antunes était également responsable du projet de l'église Saint-Eloi (Santo Elói), construite après 1694. Elle sera détruite dans le séisme de Lisbonne, en 1755. On considère qu’il a peut-être été influencé par l'architecte italien Guarino Guarini qui est également très présent dans d'autres églises du Portugal et du Brésil colonial. L’influence dans toutes ces églises se remarque parce qu’elles ont été décorées avec des panneaux de marbre d'influence italienne.
Antunes est aussi l'architecte de l'église de Bom Jesus da Cruz de Barcelos qu'il a commencé en 1704. Il innove pour le plan de cette église. Elle est dotée d’un intérieur en croix grecque qui rappelle Santa Engrácia, le tout dans un hexagone ayant quatre côtés arrondis.
Au nord du Portugal, Antunes a rénové la sacristie de la cathédrale de Braga.
João Antunes a également conçu plusieurs retables baroques pour des chapelles privées de la noblesse et des églises comme l'église Saint-Antoine à Lisbonne et à la chapelle Saint-Vincent dans la cathédrale de Lisbonne, détruit pendant le tremblement de terre de Lisbonne, en 1755.
Les historiens de l'art Reynaldo Dos Santos et Matos Sequeira lui ont attribué les plans initiaux de l'église de l'Enfant-Jésus (igreja de Menino-Deus), à Lisbonne. Cette église est intéressante car elle a résisté au séisme de 1755. La première pierre sera posée par le roi Dom João V, le 4 juillet 1711. C’est après sa mort, en 1712 que la construction sera suivie par Ludovice.
Même si sa construction ait été réalisée entre 1722 et 1732, soit plus de dix ans après sa mort5, à Aveiro, les spécialistes de l'art lui attribuent aussi les plans de l'église de Notre-Seigneur des Barrocas (Igreja do Senhor das Barrocas).
Il a encore réalisé le tombeau de la princesse Jeanne au couvent de Jésus à Aveiro.
















 

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